Savez-vous ce que signifie le mot « justice » ? La plupart des gens répondraient « oui », mais je doute de l’exactitude de leurs réponses. En ce moment même, je suis en train de débattre de la « justice » avec des personnes très cultivées. Elles sont déterminées à éliminer la discrimination à l’encontre de leur race, mais sont de fervents défenseurs de la discrimination à l’encontre d’autres races. Cela n’est pas de la justice. Nous sommes tous coupables de cette erreur à un degré ou à un autre. Nous voulons que la police verbalise le chauffard qui vient de nous dépasser sur la route. Mais d’’un autre côté, nous ne voulons pas être verbalisés lorsque nous roulons trop vite. La Bible parle beaucoup de l’aide à apporter aux pauvres et aux démunis de la société. Est-ce parce que Dieu favorise les pauvres et les impuissants, ou parce que ce sont les personnes que la société est la plus susceptible d’abuser ? Débutons notre étude de la Bible et voyons ce qu’elle dit sur la « justice », et si cela a quelque chose à voir avec l’amour !
Copyright © Bruce N. Cameron, J.D. Toute reproduction de cette étude, même partielle, n’intégrant pas le présent paragraphe dans son entier est interdite, de même que toute utilisation à des fins commerciales. Cette étude est publiée en ligne à l’adresse https://etude.bible. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Français courant (NFC), 2019, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Priez pour être guidé(e) par l’Esprit saint pendant que vous étudiez la Bible.
- L’égalité contre l’équité
- Lisez Lévitique 19.15. Pourquoi la Bible enseigne-t-elle que nous ne devons pas favoriser les pauvres ? Les riches n’ont-ils pas déjà plus que ce dont ils ont besoin ? (Il existe une idée culturelle affligeante, appelée « équité », qui suggère que les humains devraient discriminer en faveur de certains et contre d’autres afin de créer une société plus « juste ». La Bible préconise plutôt l’« égalité », dans des textes comme celui-ci, qui disent en substance : « Soyez justes avec tout le monde ».)
- Selon vous, pourquoi ce texte parle-t-il de « favoriser » les puissants ? (Parce que c’est l’ordre naturel des choses. Les riches et les grands ont généralement un avantage en termes de pouvoir. Ce texte nous dit de ne pas les favoriser ni les défavoriser même s’ils ont un avantage naturel.)
- Lisez Matthieu 25.14-18 (version NBS). Il s’agit d’une parabole. Selon vous, que sont censés illustrer les « talents » ? (Ils reflètent les « capacités » du serviteur, ses avantages naturels dans la vie.)
- Le maître revient et les serviteurs aux cinq et aux deux talents ont doublé la somme qui leur avait été donnée. Ils sont également félicités. Lisez Matthieu 25.24-28 (version NBS). Le serviteur à un seul talent prétend-il que le maître est injuste ?
- Sur quoi se fonde précisément l’allégation d’injustice ? (Sur le fait que le maître a utilisé sa richesse pour gagner plus d’argent sans faire le moindre travail.)
- Lisez à nouveau Matthieu 25.28 (version NBS). Cette histoire promeut-elle l’équité ? L’idée que la société devrait abandonner l’idée du mérite et de l’égalité de traitement et essayer de nous rendre tous égaux ? (Il s’agit d’une histoire qui récompense le mérite et rejette les idées d’équité. Même si les serviteurs n’ont pas reçu à l’origine les mêmes talents dans la vie, le maître attend d’eux qu’ils utilisent les talents qu’ils ont reçus. Si cette histoire comportait un élément d’équité, le talent unique aurait été donné au serviteur aux deux talents, et non au serviteur aux cinq talents.)
- Lisez Lévitique 19.15. Pourquoi la Bible enseigne-t-elle que nous ne devons pas favoriser les pauvres ? Les riches n’ont-ils pas déjà plus que ce dont ils ont besoin ? (Il existe une idée culturelle affligeante, appelée « équité », qui suggère que les humains devraient discriminer en faveur de certains et contre d’autres afin de créer une société plus « juste ». La Bible préconise plutôt l’« égalité », dans des textes comme celui-ci, qui disent en substance : « Soyez justes avec tout le monde ».)
- L’amour et la justice
- Lisez Matthieu 22.34-36. Ce spécialiste des Écritures est-il vraiment curieux de connaître la réponse à sa question ? (Non. Le but de sa question était de « tendre un piège » à Jésus.)
- De quel genre de piège s’agit-il ? Qu’espèrent accomplir les pharisiens en posant cette question ?
- Selon vous, certains commandements sont-ils plus importants que d’autres ?
- Lisez Matthieu 22.37-39. Quel genre d’amour Dieu exige-t-il de nous ? (Nous devons être « à fond » dans notre amour pour lui.)
- En quoi notre amour pour Dieu diffère-t-il de notre amour pour les autres ?
- Et si Jésus disait que nous devrions aimer Dieu comme nous nous aimons nous-mêmes ? À quoi ressemblerait cet amour ?
- Mes parents m’ont fait travailler pour gagner de l’argent en ramassant des fraises quand j’étais jeune. J’ai aujourd’hui 74 ans et je travaille toujours. Comment dois-je considérer les personnes qui décident de ne pas travailler et de mendier ? Quelle est mon obligation d’amour à leur égard ?
- Lisez Matthieu 5.43-45. Comment Jésus définit-il « l’amour » envers nos ennemis ? (Jésus utilise son Père comme point de référence pour l’amour. Ce critère est l’égalité de traitement. Il ne privilégie pas nos ennemis. Il n’exige pas de nous que nous fassions pour eux quelque chose que nous ne ferions pas pour tous les autres. Le terme théologique est « grâce commune ».)
- La grâce commune est-elle la façon dont nous nous aimons nous-mêmes ? (Non. Nous nous préférons nous-mêmes.)
- Comment expliquez-vous cela ? (Nos ennemis reçoivent une norme d’amour différente.)
- La grâce commune est-elle la façon dont nous nous aimons nous-mêmes ? (Non. Nous nous préférons nous-mêmes.)
- Lisez Matthieu 19.21-22. Attendez une minute ! Ce jeune homme est-il invité à aimer les autres plus que lui-même ? (Absolument. Si ce jeune homme écoutait Jésus, les autres auraient tout son argent et lui n’en aurait plus.)
- Jésus viole-t-il ses propres normes ?
- La version de la justice de Jésus consiste-t-elle à favoriser les pauvres ?
- Il se passe quelque chose de très inhabituel dans cette histoire. Lisez Matthieu 19.16-20. Qu’est-ce qui ne va pas dans cette conversation ? (Jésus et le jeune homme discutent du type d’œuvres nécessaires pour obtenir le salut.)
- Lisez Galates 3.10-11. Ces textes sont-ils en conflit ? Jésus exige-t-il que le jeune homme soit maudit ? (Ces textes sont facilement réconciliables. Jésus montre au jeune homme qu’il ne peut pas gagner son salut par les œuvres. Jésus lui a présenté une œuvre qu’il n’était pas disposé à faire.)
- Lisez Matthieu 19.23-25. Pourquoi est-il pratiquement impossible pour les riches d’aller au paradis ? (Parce que les riches sont enclins à dépendre de leurs œuvres. Ils ont réussi toutes sortes de choses.)
- Lisez Matthieu 19.26 et Galates 3.13. Qu’est-ce que cela nous apprend sur la façon dont les riches sont sauvés ? (Ils sont sauvés comme tout le monde – par la vie, la mort et la résurrection de Jésus.)
- Lisez Matthieu 22.34-36. Ce spécialiste des Écritures est-il vraiment curieux de connaître la réponse à sa question ? (Non. Le but de sa question était de « tendre un piège » à Jésus.)
- La grâce commune, l’amour et la justice
- Lisez Zacharie 7.9-10. Selon vous, pourquoi la Bible utilise-t-elle l’expression « n’opprimez pas » plutôt que « accordez une faveur particulière » aux veuves, aux orphelins, aux étrangers et aux pauvres ? (Le commandement est l’égalité de traitement. La grâce commune. Il s’agit d’une demande de justice, et non d’une faveur spéciale ou d’une équité.)
- Lisez Exode 22.21-23 et Romains 13.10. Quelle est la norme d’amour donnée ici ? (Une fois de plus, il nous est dit de ne pas « opprimer » ni « faire du mal » aux étrangers, aux veuves et aux orphelins.)
- Lisez Romains 13.1-5. Que doivent faire les chrétiens dans une situation où les pauvres ou les étrangers violent la loi ? Que faire s’ils craignent le gouvernement ? (Nous sommes tous appelés à obéir à la loi. Il nous est demandé de ne pas résister aux autorités. Nous sommes avertis que le moyen d’éviter la peur du gouvernement est d’obéir. Obéir au gouvernement signifie aussi obéir à Dieu.)
- Qu’en est-il d’une situation dans laquelle la loi humaine viole la loi de Dieu ? Que se passe-t-il si une personne s’introduit dans la maison d’une autre personne parce qu’elle a faim ? (La réponse évidente est qu’il ne faut pas aider à violer la loi, car la loi de Dieu n’exige pas d’effraction.)
- Aide à l’interprétation
- Lisez Proverbes 14.31, Proverbes 19.17, Deutéronome 15.11 et Matthieu 25.34-36. Ces textes nous encouragent (ou nous commandent) d’aider les pauvres. Ces textes sont-ils en contradiction avec ce que nous avons étudié précédemment dans cette étude ? (Non. Nous avons déjà discuté de l’amour, de la justice et de l’obéissance à la loi. Bien que nous soyons appelés à faire preuve de bonté envers les pauvres, en particulier lorsqu’ils sont en difficulté, nous ne sommes pas appelés à violer la loi ou à faire preuve de discrimination à l’égard d’autres personnes.)
- Lisez Matthieu 25.40. Quand Jésus parle d’aider les « siens », fait-il référence aux pauvres en général ? (Il s’agit des saints pauvres et souffrants. Les frères et sœurs de l’Église (voir aussi Deutéronome 15.11).)
- Lisez Lévitique 19.9-10. Un « immigré » serait-il un des « siens » ? (Non.)
- Cette instruction sur le glanage est-elle un exemple de grâce commune ? (Pas exactement.)
- Cette instruction est-elle compatible avec la récompense au mérite ? (Oui, celui qui a fait le travail de l’agriculture récolte la quasi-totalité de la récompense.)
- Lisez Luc 10.25-27. Il s’agit essentiellement de la même question que nous avons examinée plus tôt dans Matthieu 19.16. Lisez Luc 10.29. Comment répondre à cette question, sur la base des textes que nous avons étudiés ? (Il s’agirait des autres saints, et non du monde en général.)
- Si vous ne connaissez pas l’histoire du bon Samaritain, lisez Luc 10.30-37. Si vous connaissez l’histoire, lisez Luc 10.36-37. S’agit-il de l’application de la grâce commune ? (Absolument pas.)
- Jésus a-t-il donné une instruction nouvelle et incohérente ? (Appelons cela une clarification. Une situation d’urgence modifie le principe de la grâce commune.)
- Cher/ère ami(e), l’appel principal de Dieu envers nous est de montrer de l’amour en traitant les autres de manière égale. Nous ne sommes pas appelés à maltraiter les riches pour pouvoir mieux traiter les pauvres. Nous sommes appelés à faire preuve de bienveillance à l’égard de nos coreligionnaires et de miséricorde à l’égard des personnes en situation d’urgence. Voulez-vous répondre à l’appel de Dieu à l’amour et à la miséricorde ?
- Lisez Proverbes 14.31, Proverbes 19.17, Deutéronome 15.11 et Matthieu 25.34-36. Ces textes nous encouragent (ou nous commandent) d’aider les pauvres. Ces textes sont-ils en contradiction avec ce que nous avons étudié précédemment dans cette étude ? (Non. Nous avons déjà discuté de l’amour, de la justice et de l’obéissance à la loi. Bien que nous soyons appelés à faire preuve de bonté envers les pauvres, en particulier lorsqu’ils sont en difficulté, nous ne sommes pas appelés à violer la loi ou à faire preuve de discrimination à l’égard d’autres personnes.)
- La semaine prochaine : L’amour est l’accomplissement de la loi.
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